Exemples de cas.

Mathieu

Phobie des vieilles choses.

Incapable d'entrer dans un musée. 

Situation : sa compagne l'emmène au Louvre. Par amour il accepte.

Ils entrent dans une salle. Mathieu se sent mal, à tel point qu'il doit sortir, soutenu par sa compagne.

En séance : il isole une situation précise, vécue une semaine plus tôt où son trouble s'est déclaré. Des sensations corporelles apparaissent.

Respiration coupée, cœur qui cogne, tremblements des jambes.

Je le guide pour qu'il accepte de laisser ses sensations évoluer d'elles mêmes.

Les sensations s'apaisent..

Il sourit et se sent étonnamment léger.

Contrôle dix jour plus tard : Il est allé au Louvre avec sa compagne. Tous les symptômes ont disparu.  

 

Marie

Perte des moyens.

Situation : lorsqu'elle parle avec des amis, son compagnon la reprend systématiquement. Elle se sent idiote, dévalorisée et ne parvient pas à lutter contre lui. Elle perd ses moyens et souffre en silence.

En séance : elle isole une situation précise vécu il y a peu, entre amis, où elle a fini la soirée plongée dans le mutisme.

Aussitôt, creux douloureux au plexus, mâchoire serrée, gorge contractée...

Je la guide pour qu'elle accepte de laisser ses sensations évoluer d'elles mêmes.

Après apaisement elle se demande pourquoi cela lui paraissait si difficile "de l'ouvrir", comme elle dit.

Contrôle dix jours plus tard : elle est heureuse de constater à quel point sa vie est facilitée. Elle "défend son bout de gras" âprement lorsque son compagnon tente de la reprendre. 

Effet secondaire : son compagnon la reprend de moins en moins. La relation de couple s'améliore nettement.

 

Jenny

Énervements, colères récurrentes.

Situation : les enfants ne rangent pas leurs affaires. Elle rentre du travail, ça traine par terre, la cuisine est en désordre. La moutarde lui monte au nez. Elle se met en colère. Elle justifie sa réaction : "si je ne mets pas en colère, il n'y a rien de fait dans cette baraque !"

En séance : elle isole la situation de vendredi dernier. Fin de semaine, fatiguée, colère explosive.

Corps crispé, mâchoire bloquée, vague de chaleur excessive, étouffement.

Je la guide pour qu'elle accepte de laisser ses sensations évoluer d'elles mêmes.

Les sensations s'apaisent trop lentement.

Je la vois respirer "pour aller mieux". Nous stoppons la séance.

Je lui explique qu'elle n'a rien à faire, juste à être attentive à l'évolution de ses sensations.

Nous reprenons la séance. Cette fois-ci, elle laisse faire et n'intervient plus.

Apaisement deux minutes plus tard.

Contrôle dix jours plus tard : Elle se sent étonnamment détendue et l'ambiance dans la maison à changé du tout au tout... Les enfants se mettent à ranger !

 

Michel

Vertige.

Michel est un esprit grimpeur. Il fait souvent des randonnées en montagne. Il ne comprend pas pourquoi depuis les dernières  vacances, il souffre de vertige. C'est un non sens pour lui.

En séance : il isole une situation précise. Il visite le gouffre de Padirac avec sa femme. Sur une passerelle au dessus du vide le vertige se déclare.

Corps tendu, respiration bloquée, cœur qui accélère.

Je le guide pour qu'il accepte de laisser ses sensations évoluer d'elles mêmes.

L'apaisement survient dans les deux minutes. Avec le sourire, il me dit trouver "idiot" d'avoir eu le vertige à Padirac.

Contrôle plusieurs mois plus tard : Il me téléphone du pont de Millau, heureux d'avoir retrouvé son plaisir de la hauteur et a bien l'intention de retourner à Padirac, pour voir...

Plus tard, il m'appelle de Padirac. Tout va bien.